Développement rural
Une cinquantaine d'experts ont participé à l’atelier-débat « Quel réseau européen de développement rural ? » organisé le 27 février 2007 par le Mouvement Européen de la Ruralité (ME.R.) avec la coopération du Comité Economique et Social européen.

Gérard Peltre, président de Ruralité-Environnement-Développement et du Mouvement Européen de la Ruralité, a placé d'emblée cette réunion sous l'ambition affichée des territoires ruraux à contribuer par leur dynamisme, leur diversité et leurs modes innovants de gouvernance aux objectifs de cohésion territoriale et de compétitivité affichés par l'Union européenne.

Jean-Michel Courades, chef d'Unité à la DG Agri, a exposé l'avancement actuel des réflexions sur la mise en oeuvre du futur réseau européen de développement rural tel qu'évoqué dans le règlement de soutien par le FEADER(1698/2005).

Marc Tarabella, membre de la Commission "Agriculture et développement rural du Parlement européen, a rappelé le cadre général du soutien apporté par le FEADER et dont le réseau devra accompagner la mise en oeuvre. Il a rappelé la position du Parlement en faveur d'un financement plus conséquent de la politique de développement rural, en demandant notamment un financement spécifique et hors-FEADER pour Natura 2000.

Pour Olivier Bertrand, s'exprimant au nom de la Commission durable du Comité des Régions, le futur Réseau européen devra s'inscrire dans une dimension politique forte plaçant les territoires ruraux dans leur rôle d'acteurs des grandes mutations de la société et de l'économie européenne. Le message du Réseau devra être porteur de la richesse et de la diversité des territoires ruraux, mais aussi être de nature prospective.

Daniel Retureau, membre de la Section NAT du Comité Economique et Social européen, a souhaité un Réseau qui soit l'expression de la société rurale dans son ensemble et qui en exprime les aspirations, de manière à éviter certaines dérives sectaristes ou financières. Il a rappelé que le FEADER et la politique de développement rural ne sont pas des "lots de consolation" répondant à la réduction du premier pilier.

L’ensemble des débats auront notamment permis de relever :

  • l'opérationnalité du Comité de coordination (27 administrations nationales, 27 représentants des réseaux nationaux et un certain nombre d'ONG européennes) ;
  • le lien entre le REDR et le Groupe consultatif de Développement rural, dont J.M.Courades a indiqué qu'il serait la pépinière des ONG européennes membres du Comité de Coordination ;
  • le souhait de voir le REDR jouer un rôle prospectif et non pas seulement d'accompagnement ; • le sens politique de l'action à porter par le REDR, attendue dans une démarche de modernité, de compétitivité, d'interrelation villes-campagne ;
  • l'attention à porter à la réalité et à l'intégrité des réseaux nationaux comme véritable expression de la société ;
  • l'opportunité à travers le REDR d'approfondir le dialogue entre les principaux acteurs des axes 1, 2 et 3 du FEADER, de manière à renforcer leurs interrelations ;
  • l'ambition attendue que le REDR contribue à renforcer la territorialisation des mesures et des programmes de développement rural, notamment en isolant la pratique LEADER au sein d'un axe spécifique ;
  • l'attribution de moyens financiers et techniques (traduction,..) permettant de véritables dialogues au sein du REDR.

Dans sa conclusion, Gérard Peltre a rappelé que le Mouvement Européen de la Ruralité est une plate-forme ouverte d'ONG internationales dont l'ambition est de renforcer la reconnaissance et la compétitivité des territoires ruraux, avec tous leurs acteurs, notamment agricoles et sylvicoles. Il a replacé les débats de la réunion dans une perspective plus large car "au-delà de la mise en oeuvre du FEADER durant la période 2007-2013, c'est bien la question du comment et du pourquoi construire l'après-2013 avec la ruralité qui est posée avec acuité".

Programme (pdf)

Présentations téléchargeables

Marc Tarabella (pdf) 

Jean-Michel Courades (ppt)